Journée Internationale des Migrants

Depuis 2015, le gouvernement fédéral a pris de nombreuses mesures visant à stigmatiser, discriminer, criminaliser, les personnes migrantes ou sans-papiers. Parmi celles-ci, l’arrestation de deux personnes au sein même des locaux d’une association du secteur artistique (ASBL Globe Aroma à Bruxelles), les réformes du droit d’asile pour faciliter la détention des personnes sans-papiers qui voudraient réintroduire une demande d’asile, la création de nouveaux centres fermés, ainsi que la construction d’unités permettant la détention de familles avec enfants.

La solidarité n’est pas un délit

En Belgique, alors que le “délit de solidarité” n’existe pas, des citoyen·ne·s sont pourtant assigné·e·s en justice pour avoir aidé et protégé des migrant·e·s de ces politiques répressives et violentes.

En vertu de la Convention Européenne des Droits de l’Homme et de la Convention de Genève, dont l’Etat belge est signataire, migrer est un droit et nos gouvernements se trouvent dans l’obligation de protéger ces migrant·e·s. Ces citoyen·ne·s se mobilisent donc pour pallier aux manquements du gouvernement belge. 

En ce 18 décembre, Journée Internationale des migrants, nous – acteurs associatifs, syndicaux, culturels et sociaux de la région du Centre – tenons à dénoncer cette escalade de la criminalisation envers les personnes migrantes et des citoyen.ne.s qui sont solidaires. Nous demandons :

® Le refus de collaboration des services publics de la région et le retrait du projet de loi « visite domiciliaire » autorisant l’intrusion des forces de l’ordre dans les domiciles privés pour traquer les migrant·e·s ayant reçu un ordre de quitter le territoire.

®La solidarité n’est pas un crime : la fin des poursuites pour les personnes ayant hébergé ou aidé des migrant·e·s et la condamnation des pratiques d’intimidation et de criminalisation de la solidarité.

® Le refus par les communes de toute collaboration aux actions de rafles, quelle que soit leur nature.

® L’arrêt immédiat du recours à la détention et du « master plan centre fermé » qui permet l’enfermement des mineurs.

® La mise en place d’une politique de régularisation permanente sous la responsabilité d’une commission indépendante.
® Un meilleur accès aux formations pour tous les sans-papiers. 

® Le refus de la fermeture des centres d’accueil d’urgence qui impactera également l’emploi des travailleurs dans le secteur.  

Les migrants représentent une richesse et un apport positif dans la société. Humainement, nous ne pouvons tourner le dos aux détresses vécues par la majorité d’entre eux.  A ces titres, ils doivent être accueillis, soutenus et non criminalisés.

 

C’est pour sensibiliser les citoyens-ennes sur le fait que la solidarité n’est pas un délit que nous serons ce mardi 18/12/18 à 18h15 devant le Palace à La Louvière !

Contact : Céline Devroede – Permanente Interprofessionnelle CSC Mons-La Louvière – 0499/15 58 52