20 juin, « Journée mondiale des réfugiés »

Le 20 juin, c’est la « Journée mondiale des réfugiés ».

Fixée à cette date par l’Assemblé Générale des Nations Unies, elle est organisée en l’honneur des réfugiés, des demandeurs d’asile, des personnes déplacées, des apatrides et des personnes de retour dans leur pays du monde entier et ce, afin de saluer leur envie et leur espoir en une vie meilleure.

A l’occasion de cette Journée mondiale des réfugiés, la CSC Mons-La Louvière sensibilisera les citoyens, le 20 juin 2017 de 14h à 15h30 dans le piétonnier de Mons. Nous y distribuerons des tracts de sensibilisation ainsi que les brochures et les badges de la campagne « N’importe quoi » d’Amnesty International. Nous souhaitons, par cette action, démontrer une fois de plus notre engagement et notre soutien aux travailleuses et travailleurs migrants, y compris aux travailleurs sans-papiers.

Cette date est aussi l’occasion de rappeler à nos responsables politiques qu’il est grand temps de prendre leurs responsabilités.

En 2015, l’Union Européenne proposait de réinstaller à peine 22 504 réfugiés en deux ans… une goutte d’eau quand on sait que 1,2 million de réfugiés à travers le monde devaient être réinstallés de toute urgence d’ici fin 2017.

De plus, l’Europe qui avait promis une politique de relocalisations et de réinstallations des demandeurs d’asile depuis la Grèce et l’Italie, peine à tenir ses promesses. En effet, le 13 juin dernier, la Commission européenne a présenté son rapport sur l’état d’avancement de cette politique, et les résultats sont accablants. A moins de trois mois de l’échéance, la quasi-totalité des Etats membres de l’UE est loin d’avoir atteint les objectifs fixés en juillet 2015. Seulement 12,5% des relocalisations promises ont été mises en œuvre : 20.869 personnes sont concernées sur les 160.000 visées au départ. Même si certains pays européens, comme la Hongrie, la Pologne et la République Tchèque se comportent particulièrement comme des mauvais élèves, la Belgique est loin d’être un exemple. A ce jour, notre pays n’a accompli que 16% de son engagement. La Belgique n’a relocalisé que 623 demandeurs d’asile arrivés en Europe via la Grèce et l’Italie alors qu’elle devait en relocaliser 3.812.


Rappelons quelques articles de la Convention Universelle des Droits de l’Homme qui traitent du sujet. L’article 3 dit « Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne ». L’Article 7 dit « Tous sont égaux devant la loi et ont droit sans distinction à une égale protection de la loi. Tous ont droit à une protection égale contre toute discrimination qui violerait la présente Déclaration et contre toute provocation à une telle discrimination ».

Nous devons rappeler que le sujet de la migration est plus que jamais celui sur lequel il faut s’attarder et nous appelons les États à prendre leur responsabilité et à mettre en place une politique migratoire plus humaine et plus sociale, …

La campagne bi-annuelle du CNCD qui a débuté en 2017 s’intitule d’ailleurs « Justice Migratoire ». De plus, la 106e Conférence Internationale du Travail (OIT) qui vient de s’achever après deux semaines d’intenses travaux s’est penchée cette année notamment sur les migrations du travail.

Contact : Adriana Mammei – Permanente Interprofessionnelle CSC Mons-La Louvière.