Missions

 

Que veut la CSC ?

 

1) La CSC se fonde sur la solidarité entre tous les travailleurs ou sur la devise « un pour tous et tous pour un ».

La CSC oeuvre pour l’émancipation et l’épanouissement de tous les travailleurs comme individu (avec par exemple le droit au congé-éducation) et comme groupe (avec par exemple le droit aux vacances annuelles, au crédit-temps,… )

La CSC oeuvre en faveur de dispositions collectives (conventions collectives de travail) qui bénéficient tant au travailleur individuel qu’au groupe des travailleurs, qu’ils soient ou non syndiqués.

2) La CSC déploie des efforts pour une société meilleure et plus juste.  Aussi, elle s’oppose à une sociale duale, avec d’une part des inclus et d’autre part des exclus. Dans ce cadre, la CSC entreprend surtout des démarches pour les bénéficiaires du revenu d’intégration sociale et les personnes assistées.  C’est pourquoi la CSC insiste pour que les charges et les bénéfices soient équitablement partagés : égalité d’accès aux dispositifs collectifs et perception de l’impôt selon les facultés contributives.  Aussi, la CSC s’inscrit dans la perspective d’un développement durable assurant un équilibre entre l’économique, le social et l’environnement.

3) La CSC défend les intérêts de ses membres. C’est un syndicat de programme, ayant son propre plan pour l’avenir. Le programme est centré sur le travail, le revenu, la sécurité sociale.

La CSC établit chaque année un programme d’action en tenant compte des acquis, des besoins nouveaux et de l’actualité politique.  Les points de ce programme s’inscrivent dans le cadre de ces trois objectifs de base.  La CSC veut améliorer la qualité de vie des travailleurs et la société.

Un syndicat de valeurs

 

 1) La CSC défend les intérêts matériels de ses membres et de tous les travailleurs.  Du pain avant de philosopher.  Mais la CSC est plus qu’un syndicat de consommation . Elle est et reste un syndicat de valeurs.

La CSC met en avant une série de valeurs qui servent de fil conducteur à son action :

- La valeur et la dignité de chaque personne, comme un individu non pas isolé mais intégré dans une collectivité (le personnalisme social) ;

- L’humain d’abord, non pas les structures;

- Un travail de qualité et chargé de sens comme facteur d’épanouissement personnel, de contribution à l’amélioration de la société et d’intégration sociale;

- Une répartition équitable des revenus et des biens et services collectifs;

- Le bien public avec des dispositifs collectifs accessibles;

- Le droit de participation;

- L’égalité et la lutte contre les discriminations (contre les discriminations dont sont victimes certains groupes sur le marché du travail et dans la société, tels que les demandeurs d’emploi, les peu qualifiés, les handicapés, les personnes d’origine étrangère) ;

- La tolérance, avec un refus des extrémismes ;

- La formation de communautés, la vie associative, toutes les formes de vie en commun.

Pour la CSC ces valeurs sont fondées sur la solidarité, tout d’abord entre les travailleurs mais en définitive au sein de la société tout entière.

2) La CSC est née et fait partie de la tradition chrétienne. Les idées et valeurs chrétiennes font partie de son histoire et de son patrimoine. La conception chrétienne de la vie est une source d’inspiration et de motivation et sert de cadre de référence porteur de sens.  Elle est une pierre de touche. Cette conception se traduit par une action concrète en faveur des plus démunis et des personnes en bas de l’échelle sociale. A la CSC, la notion de charité, d’amour du prochain a une dimension tant personnelle, individuelle (l’humain d’abord) que structurelle, collective (dispositifs sociaux).

3) La CSC est ouverte à quiconque est à la recherche de sens. Elle respecte pleinement les membres ayant une autre conception de la vie ou d’autres convictions religieuses. Elle souhaite même aboutir à un enrichissement mutuel par le dialogue et la tolérance.

Un syndicat représentatif

 

La CSC a besoin de la force du nombre pour agir sur les employeurs et le politique.

1) La CSC veut unir tous les salariés et appointés occupés dans les secteurs public et privé, soulignant ainsi son caractère représentatif, le tout étant plus que l’addition des parties. La CSC transcende les intérêts de l’individu, de l’entreprise ou du groupe dans un esprit de solidarité interprofessionnelle.

2) La CSC est l’avocat du syndicalisme de base.  Pour renforcer sa représentativité, la CSC met en place des comités de militants sur le lieu de travail aussi bien que dans les sections locales et communales.  Elle met également en place une action spécifique pour les groupes cibles : demandeurs d’emploi, jeunes, femmes, personnes d’origine étrangère, prépensionnés…

3) La CSC, qui compte plus d’un million et demi de cotisants, est un mouvement de masse.  Il doit ce statut à son double engagement, en termes de service et d’action pour le mouvement.

 - La CSC dispose d’un vaste réseau de centres de services. Ces centres font office de secrétariat social pour les membres. Ils peuvent y bénéficier d’une série de services, allant de l’établissement d’un dossier et du paiement des allocations de chômage à une assistance juridique en passant par une information, des avis, le traitement des plaintes.  La défense des intérêts individuels et un service personnalisé y occupent une place centrale.  L’union des forces permet une action collective pour l’amélioration du droit du travail et de l’ensemble de la législation sociale.  Dans les entreprises les militants sont les premiers interlocuteurs pour les services aux membres.

- Par son action pour le mouvement, la CSC est constamment en phase avec les besoins des travailleurs sur le plan sociétal.

Cette action pour le mouvement englobe l’établissement de dossiers et de cahiers de revendications aussi bien que l’organisation des pétitions, d’actions et de manifestations en tout genre.  Cette action vise à maintenir les acquis sociaux, à défendre l’emploi, à améliorer les allocations sociales, à s’opposer aux pratiques illégitimes des employeurs ou aux mesures unilatérales du gouvernement. Cette action permet à la CSC de rester vigilante.

Un syndicat démocratique

 

La CSC se distingue par son caractère hautement démocratique:

1) Les militants sont représentés par voie de majorité dans les organes suprêmes, à savoir le Congrès, le Conseil et les Comités Régionaux. Les options et les lignes de force sont arrêtées dans les congrès pour les quatre années à venir. Elles font l’objet d’un suivi et d’une actualisation au Conseil, dans les CR et au Bureau.  Les comptes sont présentés chaque année au Conseil après que ceux-ci ont été vérifiés par des commissaires désignés par tirage au sort. Une forme similaire de politique et de direction démocratiques menées avec les militants caractérise les centrales professionnelles et fédérations régionales de la CSC.

2) Des consultations sont organisées sur une large échelle dans les centrales professionnelles et les fédérations interprofessionnelles pour définir les positions et actions. Cela signifie que la CSC ne se lance pas à la légère quand elle doit prendre des décisions.

3) Etant un mouvement de masse, la CSC pratique une démocratie indirecte avec des représentants élus.  Pour en éviter les inconvénients, la CSC mène une politique de communication.  A l’intérieur de l’organisation à travers ses nombreuses publications pour ses membres et l’Info.  Elle publie des brochures en tout genre sur des sujets d’ordre social et possède son propre site internet. Des réunions d’information ont lieu régulièrement lorsque des positions importantes doivent être adoptées et des manifestations organisées. La CSC informe régulièrement les médias et les décideurs politiques non seulement de ses positions et actions mais aussi de ses activités internes.